TERRES VIVANTES 34 est une association qui a pour objet la création d'activité agricole en milieu rural et l'animation de territoires ruraux.
L'association soutient toute initiative et tout projet qui s'inscrit dans une démarche créatrice d'emplois, solidaire et respectueuse de l'environnement
TERRES VIVANTES 34 est par ailleurs habilité :
- au montage de dignostic par la Région Languedoc-Roussillon.
- à effectuer des Evaluation Préalable à la Création ou à la Reprise d'Entreprises (EPCRE) par l'Agence Nationale pour L'Emploi au niveau régional.Si vous êtes demandeur d'emploi inscrit à l'ANPE, prenez contact avec votre conseiller ANPE pour demander une orientation vers notre structure.
TERRES VIVANTES 34 accompagne gratuitement (pour les publics bénéficiant des minima sociaux) les porteurs de projet en agriculture et continue avec de nombreux partenaires la réflexion sur l'installation en agriculture.
entretien / échange / évaluation de la situation initiale
orientation
accueil téléphonique secrétariat suivi d'un accueil lors d'une réunion d'information collective sur le déroulement de l'accompagnement et présentation de chaque porteur de projet ( pour les bénéficiaires du RMI), s'en suit un entretien individuel avec l'animatrice sociale. Pour les autres porteurs de projet accueil directement en entretien individuel
EVALUATION DU PROJET
de l'idée au projet...
travail sur les compétences
travail sur la détermination à créer
travail sur la définition du projet
confrontation à la réalité / rencontre avec des professionnels
L'accompagnatrice lors du 1er entretien réalise une évaluation socio-professionnelle. Pour les personnes se situant dans la phase élaboration de projet, l'animatrice oriente vers l'accompagnateur technique pour une période de réflexion et de test d'activité (sous le statut de cotisant de solidarité). Cette phase peut permettre un suivi en binôme entre l'animatrice et l'accompagnateur si des difficultés sociales ou un besoin en formation se présentent. L'accompagnateur technique par son évaluation propose une ouverture sur le réseau professionnel, une approche prévisionnelle de l'installation (en temps et en financements personnels et professionnels), synthétise un repérage des besoins et amène plusieurs solutions pour faire évoluer le projet (journée de solidarité, crédit progressif, rencontre professionnelle,…). Ainsi, le porteur de projet confronte ses motivations et son argumentaire, acquière une rigueur dans le recueil d'informations et la connaissance des différentes institutions. Suite à cette phase, si la personne souhaite passer à titre principal un accompagnateur technique prend le relais, s'il maintient le statut cotisant de solidarité, il sera orienté pour la recherche d'une activité complémentaire ou bien accompagné au deuil du projet par l'accompagnateur et l'animatrice.
PREPARATION ET DIAGNOSTIC
appropriation du projet / maîtrise ou prise en main du pilotage
formalisation
chiffrage
diagnostic de l'environnement du projet
choix du statut
formations liées au projet
intégration dans un réseau
Réalisation d'une ETEPI (Etude Technico-Économiques Prévisionnelle d'Installation)
Ce dispositif a été mis en place et est financé par le Conseil Général.
Il s'agit de l'élaboration d'un dossier technique et financier permettant de présenter le projet lors des démarches à l'installation.
Ce travail permet de déterminer avec le porteur de projet :
Les besoins techniques et économiques du projet
Les caractéristiques commerciales et financières du projet
Les contraintes quant aux choix de commercialisation
Une meilleure optimisation quant à la gestion du temps de travail
Les bénéficiaires de l'ETEPI sont des porteurs de projets souhaitant développer une pluriactivité agricole, s'installer progressivement ou étant hors cadre DJA. Ils ne peuvent être déjà agriculteurs.
Un contact est établi entre le porteur de projet et le technicien pour évaluer les divers souhaits et besoins. Ensuite, un certain nombre de rencontres dont certaines sur le terrain (totalisant ~ 50 heures), sont consacrées au montage du dossier.
L'accompagnement vers la création d'entreprise à titre principal est mené par l'accompagnateur technique.
S'engage alors un travail d'évaluation, de mise en confiance, d'apprentissage mutuel afin d'instaurer la relation nécessaire pour construire un projet correspondant à la personne, sa famille en cohérence avec sa situation socio-économique et les attentes d'éventuels clients. Certains porteurs de projets auront réalisé une première expérience en tant que cotisant de solidarité et acquis un réseau, une organisation technique, administrative. En devenant exploitant à titre principal, le porteur de projet peut bénéficier d'appuis financiers pour lesquels il sera accompagné dans ses démarches (ACCRE/EDEN, PACTE). Il aura choisi ses étapes de créations d'un point de vue statut, rémunération, production, commercialisation, financement, organisation familiale. L'accompagnateur s'appuie là sur les partenaires institutionnels, une expérience d'accompagnement, une méthodologie, des tuteurs et personnes ressources, un réseau professionnel et associatif, et le temps nécessaire...
REALISATION DE L'ACTION
phase test pour l'activité / choix de la progressivité
En phase de réalisation de l'action, la progressivité est un gage de réussite pour les créations d'activités. (notamment sous le statut de cotisant de solidarité)
Le créateur a besoin d'acquérir des compétences pratiques en production (connaître son foncier ou son troupeau…), en vente (être à l'aise avec la clientèle, expérimenter les sites de vente directe, prospecter sa clientèle, établir une stratégie commerciale…), administratif (maîtriser le rôle de chaque institution, connaître les interlocuteurs, classer ses documents) gérer ses comptes (enregistrer ses dépenses et recettes…). L'accompagnateur est médiateur vis-à-vis des institutions (centre des impôts, CAF, MSA, DDAF etc.…), il propose des outils de classement de documents et de saisie des comptes sur un mode d'intervention individuelle et collective à travers des journées d'informations (commercialisation, comptabilité, gestion administrative).
En phase de réalisation du projet à titre principal, l'accompagnateur aide au montage des dossiers administratifs (ACCRE, EDEN, PACTE, Fondation, Primes…) et utilise le prévisionnel pour affiner les besoins en financement en lien avec l'AIRDIE pour bon nombre des créateurs accompagnés.
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SUIVI
Evaluation par rapport aux objectifs initiaux (techniques, financiers humains….)
mise en œuvre d'actions correctives
appuis individuel/collectif
développements
information actualisée / création de lien
En phase de suivi :
L'accompagnateur insiste sur le besoin de saisie des comptes afin d'évaluer sur l'année et sur le rapport entre les exercices, l'évolution des données comptables. De plus le suivi de trésorerie permet d'anticiper des difficultés financières ou d'investir sur du matériel. Le suivi est l'occasion d'entrer dans une relation différente avec le créateur. L'accompagnateur suit la vie de l'entreprise, le créateur n'est plus dans l'urgence de la recherche de financement. Il s'engage sur du long terme, par des coups de pouce ponctuels, une mise en lien avec le territoire. Bon nombre de créateurs s'affaire à leurs projets individuels pendant la phase de réalisation et sont demandeurs d'entraide et de collectifs dans les premières années d'existence de leurs entreprises.
Le suivi passe donc par :
Du soutien aux collectifs, important pour pérenniser les exploitations ( boutique de producteurs, marché paysan), des recherches de financements pour de nouveaux investissements ou problèmes de trésorerie. Il intervient pour mettre en évidence des besoins collectifs (abattoir à volaille, atelier de transformation…) par des études - actions avec l'ENSAM par exemple et du partenariat institutionnel (Chambre d'agriculture, MSAH)
Des évènements exceptionnels et réguliers (Rencontres " s'installer en agriculture ", 5 congrès depuis 1997 ) pour amener l'échange entre créateurs et institutions et faire évoluer les dispositifs.
Des actions régulières comme le bulletin de liaison qui paraît à plus de 400 exemplaires tous les deux mois (depuis trois ans) afin de transmettre de l'information et créer du lien.
Un site Internet, des visites d'exploitations (2 à 3 par an) pour faire connaître des producteurs et échanger sur des pratiques, des journées d'entraide sur une exploitation (débroussaillage, clôture, poulailler…) pour un coup de main, des rencontres…(4 par an).
Et une Société Civile Immobilière solidaire et éthique afin d'acquérir des terres pour des créateurs, leur louer en fermage et leur permettre de l'acquérir à moyen terme (outil pour lutter contre la problématique foncière).